Il y a un an, nous avons assisté au début de ce qu’on a appelé les «révolutions arabes». Notre propre analyse portait sur le fait qu’elles ont été facilitées par les réseaux sociaux. L’espace public étant confisqué par des régimes autocratiques, les jeunes avaient créé leur espace démocratique sur la toile. Une année plus tard, cette analyse tient-elle encore? La jeunesse arabe a-t-elle réussi à impliquer la communauté internationale dans ses revendications de respect des droits humains? Les Etats démocratiques ont-ils été à la hauteur des valeurs qu’ils défendent? Qu’a-t-on fait pour augmenter les possibilités réelles de participation des citoyens en Egypte, en Tunisie, en Lybie? Quelles sont les mesures et structures participatives qui ont été favorisées par la coopération internationale? Toutes ces questions mériteraient une analyse de fond. |